24H | LE KIOSQUE OBTIENT LE DROIT A L'ALCOOL ET A UNE TERRASSE

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Le snack décroche une licence de café-restaurant grâce à la transformation d’une cabine téléphonique en toilettes. Vente d’alcool, horaires du soir, doublement de la capacité et terrasse. Une année après la réhabilitation de la salle d’attente historique des TL en snack-bar, l’édicule de Saint-François franchit encore une étape. Il devient un véritable établissement public. Il peut désormais ouvrir aux horaires des cafés-restaurants, alors qu’auparavant il était cantonné à ceux des magasins. Les places assises à l’intérieur passent de 9 à 18. Mais surtout, Le Kiosque peut maintenant installer une terrasse. Une mutation salutaire. «Autrement l’affaire n’est pas rentable», remarque Stéphane Bezençon, le patron.Un salut qui ne pouvait passer que par la construction de toilettes. «M. Bezençon s’est heurté aux complications administratives, explique Grégoire Junod, municipal en charge du Service des gérances de la Ville, qui est propriétaire des murs. Il souhaitait augmenter la capacité et avoir une terrasse, mais pour cela il devait avoir des WC.» Coup demain de la Ville, Il a donc fallu trouver une parade. Stéphane Bezençon s’est alors intéressé au cas de la cabine téléphonique située dans les escaliers derrière Le Kiosque. «Il y avait un local technique adjacent et donc un peu d’espace, explique-t-il. J’ai dû négocier avec Swisscom, mais la Ville m’a bien aidé.» «Il a trouvé une solution rationnelle», relève pour sa part Grégoire Junod. Après une mise à l’enquête publique en mai 2013, le permis de construire a été délivré en novembre. Le patron a déboursé près de 30 000 francs pour la construction des WC. «Mais cela devrait assurer la pérennité de mon entreprise », estime-t-il. Car en fin d’année, il a décroché une licence de café-restaurant. Le changement de statut se réalise en douceur. D’abord, vin, champagne, whisky et autres alcools ont fait leur apparition sur la carte. Une tireuse à bière doit être installée cette semaine. Mais c’est seulement avec l’arrivée du printemps que le Kiosque donnera sa pleine mesure. «La terrasse va donner de la visibilité à ce lieu», pense Grégoire Junod. Les clients les plus courageux peuvent néanmoins déjà s’y aventurer. Le patron leur a préparé des plaids. C’est également quand le mercure remontera que les horaires évolueront. Autorisé à ouvrir jusqu’à minuit, le patron temporise pour l’instant. «Nous allons faire une soirée par mois pour commencer, indique-t-il. Mais dès les beaux jours, nous ouvrirons plus tard le soir.» Les choses sérieuses débutent ce vendredi. Une demande pour ouvrir une heure
supplémentaire, après le minuit réglementaire, a été acceptée par la Ville.

UN MONUMENT QUI FETE SES 100 ANS
Un siècle. La salle d’attente des TL à Saint-François a été inaugurée en 1914. Après une première vie dans sa fonction initiale, l’édicule est resté à l’abandon. La Ville, propriétaire des murs, a cherché quoi en faire jusqu’à ce qu’on lui propose un projet de snack-bar rétro. Il faut dire que Stéphane Bezençon a mis les petits plats dans les grands pour rénover l’édicule. Les boiseries et la mosaïque atypique du sol ont été restaurées avec soin. Le nouveau patron est même allé rechercher l’ancienne horloge du kiosque au Musée historique de Lausanne. Alors Stéphane Bezençon ne pouvait pas louper le coche du centenaire. Pour marquer le coup, il organisera une journée où tous les prix seront ceux pratiqués il y a cent ans. Mais la date n’est pas encore fixée.

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24H | LE KIOSQUE ST-FRANCOIS A RETROUVE SON HORLOGE MONUMENTALE

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Dans le cadre de la réouverture de l’abri TL en snack-bar rétro, mardi, le Musée historique de Lausanne a restitué l’imposante tocante. «Je n’imaginais pas rouvrir le kiosque TL de Saint-François sans cette horloge. Quand j’étais adolescent, j’y donnais mes premiers rendez-vous amoureux. J’en ai presque la larme à l’œil.» Jeudi matin, Stéphane Bezençon ne pouvait cacher son émotion à l’heure où la vénérable horloge retrouvait son emplacement originel.
Car, depuis 1998, l’imposante tocante trônait sous la verrière du Musée historique de Lausanne, au pied de la cathédrale. A l’avenir, elle rythmera à nouveau la vie des passants et des clients du Kiosque Saint-François, tout juste rénové en snack-bar rétro par Stéphane Bezençon (lire ci-dessous). C’est parce qu’elle était trop souvent la proie de vandales que l’horloge avait été rapatriée au Musée historique, juste après une réparation conséquente, en 1994. «On ne sait pas de quand date cette horloge, mais on situe sa réalisation entre 1911 et 1913. On ne sait pas non plus par quel artisan lausannois elle a été fabriquée parce qu’il n’y a plus aucune inscription», explique Laurent Golay, directeur du Musée historique de Lausanne. Il s’est attaché à celle qui égrenait le temps dans le hall du musée depuis 1998. «Elle va me manquer un peu, mais je suis content que cet objet utilitaire le redevienne, et qu’il soit vu par le plus grand nombre.». Reste que, pour que l’horloge retrouve son emplacement d’origine, il a fallu convaincre non seulement le directeur du musée, la conservatrice, mais aussi le service des gérances de la ville de Lausanne. Laurent Golay: «C’est une démarche assez rare. Il nous arrive plus souvent de rendre des objets qu’on nous avait confiés en dépôt, comme des instruments de musique anciens. Pour ce qui est des objets de nos collections, nous n’entrons pas en matière.» Le retour de l’horloge de 80 kilos a cependant été facilité par le fait que le musée sera fermé en 2014 pour rénovation. «Il y aura une nouvelle exposition permanente, une nouvelle entrée également, et l’objet ne serait de toute façon pas resté en place. Cela n’aurait pas été pertinent.» De son côté, Stéphane Bezençon a dû assurer l’horloge contre les risques. Il s’est également engagé à la surveiller et, pour ça, on lui fait confiance pour garder un œil dessus.

REHABILITATION
Cela fait dix ans que l’idée de réhabiliter le kiosque de Saint-François trotte dans la tête de Stéphane Bezençon. Et c’est enfin mardi qu’il ouvrira ses portes. Sa rénovation méticuleuse a été orchestrée sous le contrôle des Monuments historiques. Car il s’agissait de conserver tout le charme rétro des lieux, des boiseries à la fresque au sol, en passant par les moulures au plafond et les bancs sur le côté. L’ancien guichet fera office de comptoir où seront proposés viennoiseries, sandwiches,
salades, thés ou cafés de 6 h 30 à 19 h, du lundi au vendredi, et le samedi de 8 h à 18 h. A consommer sur place à l’une des quatre tables afin de se replonger au début du siècle passé. Ou à l’emporter. «Nous ne confectionnerons rien sur place. Tous nos produits seront frais du jour et livrés par traiteur.»

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FEMINA | DELICES EN ABRIBUS

Il a retrouvé son charme d’antan, le petit kiosque rond de la place Saint-François. Désormais, on n’y achète plus son billet de bus,mais un caffe latte ou une soupe à la courge. Sur le modèle des jolis édicules zurichois, le patron, Stéphane Bezençon, en a fait un petit lieu chaleureux. Le sol en mosaïque, le vieux bois, le guichet, quelques tables et, accrochée au-dessus de l’entrée, la star: la vieille horloge d’origine, sortie des réserves du Musée historique de la ville. Ici, on peut siroter son thé ou son café, déguster une viennoiserie ou une salade. Le tout étant aussi disponible à l’emporter, frais du jour, et faisant la part belle aux produits de la région.

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LAUSANNE CITE | CASSE-CROUTE ET NOSTALGIE

Construit en 1896, le kiosque des tramways à Saint-François est un véritable morceau d'histoire. Laissé sans vocation ces dernières années, il connaît désormais un destin davantage réjouissant. Le plus petit monument historique de Lausanne accueille en effet un restaurant qui y propose quelques sandwiches, soupes, jus de fruits, salades ou encore gâteaux à déguster sur place ou emporter. Tous ces mets sont réalisés avec l'envie sincère de proposer un moyen de manger rapidement sans renoncer à la qualité. Enfin, petite touche de nostalgie, l'horloge qui trônait devant le kiosque y a été réinstallée afin que les Lausannois puissent se retrouver au dessous, comme des générations d'amis et d'amoureux avaient pris l'habitude de le faire.

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